Le graphique de l'indice boursier allemand DAX est photographié à la bourse de Francfort
par Coralie Lamarque
Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, face à l'impasse diplomatique et l'escalade des tensions au Moyen-Orient qui font grimper à nouveau les cours du pétrole.
À Paris, le CAC 40 a perdu 0,45% à 8.146,59 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,40% et à Londres, le FTSE 100 a cédé 0,68%.
L'indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,26%, le FTSEurofirst 300 de 0,69% et le Stoxx 600 de 0,76%.
La séance a encore une fois été bousculée par la géopolitique, les Bourses ayant creusé leurs pertes après que l'agence de presse iranienne Tasnim a rapporté que Téhéran avait décidé de suspendre les négociations en cours avec les États-Unis en raison des attaques israéliennes au Liban.
Plus tôt dans la journée, le président Donald Trump avait affirmé que l'Iran souhaitait "vraiment conclure un accord" tout en ajoutant que les déclarations des responsables iraniens ne facilitaient pas les négociations.
Ces nouveaux revirements interviennent à la suite d'un week-end marqué par des frappes dans la région, dont celles de l'armée américaine dites "défensives" et "mesurées" contre des sites de commandement de drones en Iran.
Les cours du pétrole amplifient leur reprise à la hausse, Tasnim ayant également rapporté que l'Iran et ses alliés chiites au Yémen, au Liban et en Irak envisageaient de bloquer totalement le détroit d'Ormuz et d'activer d'autres fronts, notamment le détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes yéménites, afin de "punir" Israël.
Le Brent grimpe de 6,42% à 96,97 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 7,3% à 93,73 dollars, alors que les contrats ont respectivement perdu environ 19% et 17% en mai.
Ces développements viennent semer un peu plus le doute chez les investisseurs quant à une issue proche du conflit qui dure depuis le 28 février et pénalise l'approvisionnement mondial en énergie via le détroit d'Ormuz, ces perturbations entraînant une flambée des prix et des craintes inflationnistes à travers le monde.
Par ailleurs, les pays producteurs de pétrole de l'Opep+ devraient convenir d'une nouvelle hausse de leur objectif de production pour juillet lors de leur réunion de dimanche, a appris Reuters de trois sources.
Hormis le Moyen-Orient, la séance a également été marquée par la technologie, avec la présentation lundi par Nvidia d'une nouvelle puce IA développée avec Microsoft devant "réinventer le PC" selon le directeur général Jensen Huang, un engouement qui n'aura toutefois pas suffi à estomper les inquiétudes géopolitiques.
VALEURS
À Paris, Vusion a grimpé de 9,54% à la suite d'un changement de recommandation d'Exane BNP Paribas, relevant le titre à "surperformance" contre "neutre".
La compagnie aérienne britannique à bas prix easyJet s'est envolée de 10,03%, se disant prête à examiner une offre de rachat émanant de Castlelake.
Le compartiment technologique s'est démarqué avec un gain de près de 1,4%, s'agissant de la deuxième meilleure peformance sectorielle derrière l'énergie (+1,9%) tirée par le bond des cours du pétrole.
À WALL STREET
À l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,22%, le Standard & Poor's 500 de 0,11% et le Nasdaq Composite de 0,34%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le mois s'est ouvert sur une salve de publications de PMI manufacturiers parmi d'autres indices économiques.
En France, l'indice PMI manufacturier final de S&P Global France s'est établi à 49,7 points en mai, contre 52,8 en avril, tout en restant supérieur à l'estimation préliminaire, qui le situait à 48,9 points.
En Allemagne, l'indice final des directeurs d'achat (PMI) du secteur manufacturier de S&P Global est tombé à 50,1 le mois dernier, contre 51,4 en avril.
Dans la zone euro, le taux de chômage est ressorti à 6,3% de la population active en avril, alors que les économistes tablaient sur 6,2%, après 6,3% (chiffre révisé de 6,2%) en mars.
De l'autre côté de l'Atlantique, l'indice PMI manufacturier de l'Institute for Supply Management (ISM) est ressorti à 54,0 en mai, les économistes tablant sur 53,0 et après 52,7 en avril.
CHANGES
Alors que l'agence de presse Tasnim a rapporté que Téhéran suspendait les négociations avec Washington, les valeurs refuge comme le billet vert ont le vent en poupe.
Le dollar gagne 0,33% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,31% à 1,1623 dollar.
TAUX
Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans prend 4,3 points de base à 4,4965%, tandis que le deux ans avance de 6,0 points de base à 4,0740%.
En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a cédé 1,2 point de base à 3,0015%, alors que Le deux ans est stable (-0,2 point de base) à 2,6269%.
À SUIVRE MARDI 2 JUIN :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque)

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